Tour des Annapurnas : l’acclimatation à l’altitude (partie 3)

Comment se préparer pour le col de Thorung La? Jours 5 à 10 du tour des Annapurnas : acclimatation à l’altitude et montée progressive.
Village népalais avec toits bleus et sommets enneigés des Annapurnas

Contenu

Dans la partie 2, je vous racontais nos premières journées de marche, le début de notre acclimatation à l’altitude, nos rencontres, et nos découvertes culturelles. On venait d’arriver devant un sentier impressionnant : des switchbacks à pic, en plein soleil, montant vers un village perché TRÈS TRÈS HAUT. On se demandait si on y arriverait…

→ Lire la deuxième partie : Tour des Annapurnas : des rencontres dans les montagnes (partie 2)

Jour 5 : Upper Pisang – Ngawal (suite)

Lentement mais sûrement. Avec beaucoup d’eau. La récompense en haut était superbe, avec d’autres vues magnifiques sur les montagnes.

Vue sur les sommets enneigés et la vallée des Annapurnas

Sommets enneigés des Annapurnas derrière une clôture de bois

On a traversé un vieux village, celui de Ghyaru, et après une belle section sur sentier, on s’est trouvé un banc près d’un stupa – un monument bouddhiste.

On avait notre lunch. Même chose que la veille, mais omelette aux légumes cette fois. Notre hôte nous avait bien emballé ça, dans un petit sac de plastique. On s’est dit qu’on le garderait pour le réutiliser à notre prochain repas take-out. Si j’étais en train de me préparer pour ce trek, je mettrais un grand sac à collation réutilisable en tissu dans mes bagages.

Village de Ghyaru avec maisons traditionnelles népalaises

Randonneur sur sentier avec des sentiers au loin dans les montagnes

Stupa bouddhiste près du village de Ghyaru

Le reste de la journée a été de la jeep road, en plein soleil. Au moins, elle n’était pas passante. Mais le soleil a tapé pas mal. J’étais bien heureuse d’arriver à Ngawal.

Jeep road en plein soleil sur le tour des Annapurnas

Pancarte indiquant l’arrivée au village de Ngawal

Vue panoramique sur la vallée depuis Ngawal

On s’est trouvé une chambre (avec lit double cette fois!!) au Tibet Guesthouse. Notre hôte, Reino, était très souriante et semblait apprécier nos efforts en népalais.

On a pris un thé dans la salle à manger, mais lorsque notre souper a été prêt, Reino est venue nous chercher pour qu’on s’installe plutôt dans la cuisine avec elle et sa famille, il y faisait plus chaud. Ça jasait, ça riait, alors que chacun effectuait différentes tâches. J’ai bien aimé l’ambiance.

On a testé un nouveau plat ce soir-là : le thukpa. Une soupe de nouilles tibétaine. Délicieux! On a accompagné ça de momos aux légumes et aux pommes de terre. Je vous ai dit que leurs pommes de terre étaient succulentes?

Thukpa, soupe de nouilles tibétaine traditionnelle

On s’est couchés tôt. On avait commencé à prendre le beat couche-tôt, lève-tôt. Pour voir les sommets le matin. Et pour marcher avant que le soleil ne soit trop chaud. Le lendemain, on avait seulement une petite journée de marche. On allait essayer d’arriver pour le dîner, et de s’éviter le chaud soleil – on apprend de nos expériences.

Vue sur les sommets enneigés depuis la chambre du guesthouse

Jour 6 : Ngawal – Braka

Distance : 9 km
Dénivelé : ↗️ 369 m
Durée : 4 h 
Altitude : Nuit à 3 439 m

On a marché toute la journée dans un sentier! Parce qu’on a pris la haute route.

Le livre qu’on a acheté suggérait de passer par là. De 1 pour éviter la jeep road, et de 2 pour l’acclimatation. 

On était seuls. Avec le vent et le soleil. Et la vue sur les montagnes, magnifique.

Stupa et pierres mani sur le sentier avec vue sur les sommets

On est arrivés tôt à Braka. Notre destination pour la journée. Notre trail nous a fait arriver par le haut de la vieille ville. Je dis vieille, car les bâtiments semblaient à l’abandon. Mis à part les quelques personnes qu’on y a vues et des vêtements sur des cordes à linge, le village était désert. Mais ce n’est peut-être que notre interprétation, avec nos lunettes nord-américaines.

Bâtiments du village de Braka

Une section, près de la route, semblait plus récente, avec plusieurs guesthouses. Le premier avait une terrasse au soleil à l’avant, face aux montagnes. Je m’y voyais déjà lire tout l’après-midi. C’était vendu pour moi.

Une deuxième terrasse à l’arrière, au soleil également. Une belle salle à manger. Une grande chambre. Un service de lavage. C’était vendu pour mon copain aussi.

Gros déjeuner avec des œufs pis toute. Sur la terrasse. Lavage, lecture, Monopoly Deal. Des petites choses qui font du bien après 6 jours à seulement marcher!

C’est à cet endroit qu’on a essayé pour la première fois la soupe à l’ail. Elle serait bonne pour l’acclimatation. Est-ce vrai? Aucune idée, mais au goût, elle l’est!

En soirée, on a fait la connaissance d’un Australien, qui faisait le trek avec sa femme et un couple d’amis. On a jasé aussi avec leur guide. Dans la journée, ils étaient montés à 4 600 m, au Ice Lake.

C’était notre plan du lendemain.  

Jour 7 : Acclimatation à l’altitude à Braka 

Distance : 13,5 km
Dénivelé : ↗️ 1 134 m
Durée : 8 h
Altitude : Sommet à 4 600 m – Nuit à 3 439 m

On nous avait parlé de la randonnée d’un jour jusqu’au Ice Lake à partir de Braka. Qui serait excellente pour l’acclimatation. Parce qu’elle permet d’atteindre 4 600 m dans la journée et de redescendre dormir à 3439 m. Il est également possible de s’y rendre à partir de Manang – on a croisé deux personnes qui arrivaient de là – mais le sentier semblait moins bien indiqué.

Vue sur les villages près de la route principale depuis le sentier

Pourquoi faire une journée d’acclimatation? Pour donner au corps le temps de s’ajuster progressivement au manque d’oxygène. Parce que plus on monte, moins il y a d’oxygène disponible dans l’air qu’on respire. Notre corps est bien fait : il peut s’adapter à ce changement, mais il a besoin de temps.

C’est pour ça que ces journées de pause sont importantes durant le trek. Ceux qui skippent ça prennent le risque de développer des symptômes.

Symptômes et risques du mal aigu des montagnes

Dès 2 500 m d’altitude, certaines personnes peuvent ressentir les premiers symptômes du mal aigu des montagnes. Le signe le plus courant? Des maux de tête qui ne partent pas avec les médicaments habituels. D’autres peuvent s’ajouter : nausées, perte d’appétit, fatigue intense, étourdissements, difficultés à dormir…

Et c’est là que ça devient sérieux : si on ignore ces signaux, le mal peut s’aggraver rapidement. Dans les cas graves, du liquide peut s’accumuler dans le cerveau ou les poumons – ce qui peut être mortel. D’où l’importance de bien s’acclimater et de descendre immédiatement si les symptômes empirent.

Bon à savoir : Certains médicaments comme l’acétazolamide peuvent aider à prévenir ou traiter le mal d’altitude. On n’en a pas pris en prévention à cause des effets secondaires possibles et parce qu’une bonne acclimatation peut faire la job. Mais c’était très rassurant de savoir qu’on en avait avec nous au cas où.

Je vous invite à aller lire là-dessus attentivement si vous prévoyez aller en altitude. 

Donc, le Ice Lake… Une ascension rapide, assez intense. Avec comme récompense une rencontre avec plein de yaks! Et deux lacs. Et une belle vue – apparemment – quand ce n’est pas nuageux…!

Pancarte du Ice Lake avec montagnes en arrière-plan

Randonneur et troupeau de yaks dans la vallée

Ice Lake avec montagnes cachées dans les nuages

Cette ascension rapide nous a donné un petit mal de tête à tous les deux. C’est pourquoi on a pris une soupe à l’ail au retour. Tsé, si ça peut aider!

Alimentation et hydratation en altitude

D’ailleurs, je suis allée lire sur ses propriétés. Je précise : j’ai lu différents sites grand public, pas des études scientifiques. Donc peut-être qu’il y a ici un mélange de croyances populaires et de faits… À lire avec un grain de sel. Mais ça disait qu’en plus de renforcer le système immunitaire et de prévenir les infections comme le rhume, l’ail serait bon pour la santé du cœur, la digestion (sauf s’il y a abus!) et la détoxification de l’organisme. Il favoriserait aussi la circulation sanguine – ce qui peut aider le corps à mieux s’adapter au manque d’oxygène en altitude.

Mais ce qu’on a le plus lu pour prévenir les symptômes du mal des montagnes, c’est de rester hydraté. Donc d’éviter tout ce qui déshydrate. Exit l’alcool, le café et le thé noir. Ça nous a permis de tester plein de nouveaux thés faibles en théine (ou même sans). Gingembre, menthe-citron…

Et nos gourdes avec filtre nous ont permis de faire le plein d’eau fraîche régulièrement. Devoir boire l’eau qu’on traîne depuis le matin rendue toute chaude est vraiment moins le fun que de la bonne eau froide quand on marche en plein soleil! On a rencontré plein de robinets sur le chemin; ils avaient pour la plupart un bout de tissus sur la sortie d’eau pour filtrer les débris.

Robinet d’eau sur le sentier de trek

Et le sommeil dans tout ça? Difficile. Le sommeil en altitude est agité, fragmenté. Mais on nous avait promis qu’après le col, on dormirait comme des bébés. Disons qu’on commençait à avoir hâte…

Jour 8 : Braka – Khangsar 

Distance : 9 km
Dénivelé : ↗️ 379 m
Durée : 4 h 
Altitude : Nuit à 3 734 m

De Braka jusqu’à Manang d’abord.

On aurait pu contourner Manang, mais on a décidé de le traverser. Pour voir ce village dont le nom est si souvent mentionné. C’est le spot où la majorité des randonneurs passent leurs 2 jours d’acclimatation. Là où l’on peut acheter le matériel perdu, brisé ou juste pas acheté. Là où faire le plein de snacks.

On a d’ailleurs été étonnés des prix, on s’attendait à payer les collations beaucoup plus cher. Parce que plus on monte, plus les prix augmentent.

Puis on avait une décision à prendre : le chemin le plus direct – option 1, ou une boucle vers l’ouest – option 2. En prenant à l’ouest, si la météo était clémente, on pourrait se rendre au Tilicho Lake. Un lac à 4 920 m d’altitude, qui serait le plus haut au Népal.

On a choisi l’option 2!

Je ne pensais pas qu’on serait encore sur une jeep road après Manang. Parce qu’on quittait le sentier rouge et blanc sur la carte pour tomber sur du bleu et blanc – une trail secondaire.

Erreur. On a fait un petit bout sur sentier, mais la majeure partie, on a marché sur une route qui semblait toute neuve. Pour se rendre à Khangsar, à 3 734 m.

La majorité des gens passent normalement de Manang à Yak Kharka directement, sans faire le détour vers Khangsar. Nous, même s’il s’avérait qu’on n’allait pas au Tilicho Lake, on préférait faire une nuit plus haut que Manang avant de monter vers Yak Kharka, et peut-être même le dépasser pour aller dormir à Ledar.

Pourquoi on a fait ça?

Le livre qu’on a acheté suggérait, pour faciliter l’acclimatation à l’altitude et le passage du col de Thorung La de :

✔️ Choisir la high route et dormir à Ngawal – on l’a fait au jour 5.
✔️ Passer une nuit à Braka ou à Manang – on a dormi à Braka aux jours 6 et 7.
✔️ Faire un day hike jusqu’au Ice Lake – c’est ce qu’on a fait au jour 7.
✔️ Dormir à Khangsar plutôt qu’à Manang – c’est ce qu’on s’en allait faire.

Bref, on tentait de mettre toutes les chances de notre côté pour avoir le moins de symptômes possible.

Randonneur dans une vallée près du Ice Lake
Ice Lake (4600 m), Tour des Annapurnas

Nos stratégies pour prévenir le mal d’altitude (dès 2 500 m)

Itinéraire :

✔️ Montée progressive (max 300-500 m/jour)
✔️ Journées d’acclimatation
✔️ Dormir plus bas que le point le plus haut de la journée

Alimentation & hydratation :

✔️ Beaucoup d’eau
✔️ Pas d’alcool
✔️ Pas de caféine et peu de théine
✔️ Soupe à l’ail

Repos :

✔️ Maximum de sommeil (même s’il est difficile en altitude)
✔️ Écouter son corps

Médicaments :

✔️ Avoir avec soi des médicaments pour le mal d’altitude

⚠️ Bon à savoir : Les symptômes apparaissent généralement quelques heures après l’arrivée en altitude.

On a vu des gens qui ont rushé ça… Comme une femme qui ne se sentait déjà pas bien à Braka. En plus leur plan était de prendre, oui, une journée de repos, mais d’ensuite faire une nuit à 700 m de plus, et une autre nuit à encore 700 m de plus. Notre livre nous indiquait de plutôt nous en tenir entre 300 et 500 m d’ascension maximum par jour. Que 700 m pouvait aller, à condition de ne le faire qu’une fois.

On était peut-être trop à cheval sur les conseils, mais des maux de tête (qui ne sont qu’un des symptômes), j’en avais assez eus dans les dernières années. Si je pouvais m’éviter ça en admirant tranquillement le paysage et en engloutissant des mets délicieux, why not?

On a été escortés de Manang à Khangsar. 

Par Manzie (c’est le nom qu’on donne à tous les chiens qu’on croise. C’est Mimine pour les chats). Un chien, qui nous attendait. Et qui semblait nous trouver lents… 

Et par un cheval, pour une section du trajet. Qui avait l’air un peu fâché. Donc on n’était pas déçus quand il nous a abandonnés pour une jument.

On a aussi discuté avec the hospital sister, une jeune femme vraiment sympathique croisée sur la route, qui nous a suggéré de dormir au Norbu Ling Hotel. On a suivi son conseil.

La salle à manger était pleine de gens. On aurait dit qu’ils tenaient le conseil municipal. Ils nous ont installés dans la véranda pour notre dîner, qu’on soit plus tranquilles. Deux des participants sont venus nous jaser, prendre le thé avec nous. Parler du sport canadien. Et nous suggérer un plan de match pour le lendemain. Bien sympathiques.

Le thé. Notre nouveau préféré est le menthe-citron. Un délice. On a repris une soupe à l’ail et des momos aux pommes de terre. Encore et toujours succulents.

On a profité du reste de l’après-midi pour se reposer. Dans notre chambre, vu que le conseil municipal avait lieu dans la salle commune. Une grande chambre. Deux lits doubles et un lit simple. Des fenêtres sur deux des côtés avec une vue… qui doit être superbe quand les nuages ne sont pas là!

Jour 9 : Khangsar – Ledar 

Distance : 13 km
Dénivelé : ↗️ 875 m
Durée : 7 h 45
Altitude : Nuit à 4 200 m

Pas de jeep road ce matin! Et pas de sentier non plus. Ben… oui, il y avait des marques blanc et bleu à suivre, mais clairement, ça faisait très longtemps que ce sentier n’avait pas été utilisé.

En 10 minutes, nos bottes étaient trempées à cause des longues herbes. On a bravé les arbustes épineux. Et à un moment, on (inclut ici seulement la personne qui parle) a failli retourner prendre l’autre sentier qu’on avait vu une heure avant. Plus long, plus utilisé. Mais mon chum aime le défi.

La récompense : une vue sur un énorme mur de glace. La « Grande barrière ».

Vue sur le glacier de la Grande Barrière

Vue sur le glacier de la Grande Barrière depuis le sentier

Plus tard dans la journée, on s’est fait dépasser par deux trekkeuses et leur guide. Ce dernier parlait un très bon anglais. Et nous a donné de bons conseils pour la suite de notre trek.

Chaque guide est différent. Certains sont plus prudents. Comme celui-ci. Et c’est lui que j’aurais choisi, si j’avais eu à faire un choix cette journée-là.

Car un peu plus loin, on a croisé d’autres trekkeurs et leur guide. Ils parlaient de se rendre au Thorung High Camp le lendemain. De Yak Kharka, cela représente 875 m d’ascension en une seule journée. C’est énorme. Comparé au 500 m max recommandé. Je vous le disais plus haut : on a lu que 700 m une fois, ça peut être OK. Mais que 750 m, ce ne serait pas OK. Les risques d’éprouver des symptômes intenses du mal des montagnes sont grandement augmentés en faisant une ascension aussi rapide. Et même en ayant tout fait ce que notre petit livre suggérait pour bien s’acclimater, nous, on n’irait pas dormir au High Camp.

Et c’est le guide des filles qui nous a menés à cette décision. Il disait que pour le temps que ça ferait gagner le matin de la traversée du col, ça ne valait pas la peine de prendre le risque. Selon lui, les symptômes du mal d’altitude apparaissent généralement 6 à 10 heures après l’arrivée – ce qui veut dire qu’en montant l’après-midi au High Camp, on risquerait de devoir redescendre en pleine nuit. Sage conseil.

Randonneur traversant un pont devant un guesthouse

Vallée avec yaks sur le sentier de trek

Bébé yak regardant l’objectif de la caméra

On les a d’ailleurs recroisés en fin de journée, les deux trekkeuses et leur guide. Ils montaient vers Ledar sans leurs bagages. Ils allaient juste monter d’une centaine de mètres, pour ensuite redescendre dormir à Yak Kharka. Une bonne technique d’acclimatation.

Elles y sont allées, elles, faire le Tilicho Lake. Elles nous ont montré une photo : on ne voit rien. Elles sont dans les nuages. On était donc contents de notre décision, de ne pas prendre un 3 jours supplémentaire pour y aller, alors que la météo n’annonçait que de la pluie pour les prochains jours. Mais sur leur photo, on a vu… Manzie! Oui, oui, le même chien qui nous a accompagnés depuis Manang. Le guide nous a dit que c’est très courant : les chiens ont été habitués à se faire donner à manger par les touristes, alors ils les suivent. Et comme Manang est la ville où la majorité prend 2 jours d’acclimatation, le village se retrouve rempli de chiens.

C’est à 4 200 m qu’on a dormi ce soir-là, à Ledar. On approchait de notre objectif.

Jour 10 : Ledar – Thorung Phedi 

Distance : 5,5 km
Dénivelé : ↗️ 387 m
Durée : 2 h 45

Et marche d’acclimatation jusqu’au High Camp :

Distance : 3,5 km
Dénivelé : ↗️ 322 m
Durée : 2 h 15

Altitude : High Camp à 4 925 m – Nuit à 4 525 m

Une toute petite journée. Par chance. Parce qu’on avait le souffle court, ce matin-là. Mais après le premier kilomètre, ça allait mieux.

On a traversé une zone à risque d’éboulement. On a suivi la technique proposée dans notre livre : traverser la section un à la fois, sans s’arrêter, pendant que l’autre surveille la paroi rocheuse au-dessus pour avertir si quelque chose bouge. Rien n’a bougé.

Pancarte annonçant une section à risque d’éboulement

Randonneuse dans la zone d’éboulement avec grillage métallique

Randonneur dans la vallée rocheuse avec Thorung Phedi en arrière-plan

On a croisé beaucoup de gens vus la veille. Et ce midi-là, on était toutes et tous rassemblés au même hébergement. À Thorung Phedi, à 4 525 m.

En après-midi, on est montés au High Camp, à 4 925 m, pour revenir dormir plus bas. Certaines personnes s’y rendent pour la nuit. Mais beaucoup restent à Thorung Phedi comme on l’a fait. Parce que le risque de ressentir des symptômes du mal d’altitude durant la nuit est grand au High Camp. Pour gagner une heure de marche le lendemain…

En haut, on a jasé avec une Allemande qui faisait le trek seule. Et on s’est improvisés comité d’accueil en applaudissant la réussite d’un autre Allemand et de son père, qu’on avait dépassés sur la montée.

À la descente, on a croisé un grand groupe, une quinzaine de personnes. Ils avaient l’air d’avoir une belle vibe! De Singapour. Un jeune homme au centre avait un gros appareil photo. Et était en train de sortir son drone.

What? Parce que, je n’en ai pas trop parlé… Mais nous, le drone, à part rendre le sac plus lourd, il n’a servi à rien. On a vraiment vécu les 12 travaux d’Astérix pour ne pas obtenir l’autorisation nécessaire pour le faire voler. Même s’il est tout petit.

On l’a tout de suite abordé : comment as-tu fait pour obtenir l’autorisation? C’est la compagnie de trekking avec qui ils sont qui a fait toutes les démarches pour lui. Avantage qu’on n’a pas quand on fait le trek de façon autonome.

Drone avec sommets enneigés en arrière-plan

Randonneur descendant vers Thorung Phedi après le High Camp

Hébergement à Thorung Phedi vu d’en haut
Thorung Phedi (4525 m)

Hébergement à Thorung Phedi avec randonneur faisant des étirements

De retour en bas, on s’est dépêchés de terminer nos étirements quotidiens pour aller profiter du peu de chaleur disponible : un feu venait d’être allumé dans la salle commune, et les spots pas trop loin étaient limités!

Il y avait de la vie dans cette salle ce soir-là! Assurément la soirée la plus mouvementée de tout le trek. Difficile de choisir notre souper : on voyait passer les plats des autres, tout avait l’air délicieux. On a changé d’idée plein de fois.

Comme tous les soirs, on a commandé notre déjeuner du lendemain. Et notre lunch pour emporter. Mais contrairement à tous les autres guesthouses où on a payé en partant, notre hôte nous a demandé de payer la veille du départ. Compréhensible. Parce que de son guesthouse, les gens quittent parfois aussi tôt que 2 h du matin!

Carte des sentiers du trek des Annapurnas

On a commandé notre déjeuner pour 4 h 15. On prévoyait partir à 5 h. On serait les derniers à ce qu’on a constaté. Les gens sont allés se coucher tôt, la journée du lendemain serait la plus difficile du trek.

Et on n’avait pas idée à quel point.

→ Lire la suite : Tour des Annapurnas : la traversée du col de Thorung La (partie 4) – à venir

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